La thérapie des schémas

Qu’est-ce que la thérapie des schémas?

La thérapie des schémas est une approche dite « intégrative » de psychothérapie qui aide à comprendre et transformer les schémas profonds qui se répètent dans la vie des patients : leurs croyances sur eux-mêmes, sur les autres et le monde, leurs émotions et leurs modes de réaction.

Elle est indiquée dans le traitement des troubles de la personnalité borderline et narcissique, mais également dans les troubles anxieux et dépressifs, les TSPT-C, TCA,… Elle peut s’appliquer en individuel, en couple, en groupe et est adaptée aux enfants et aux adolescents.

L’objectif central est d’identifier « les schémas précoces inadaptés » ou SPI, qui se sont construits dans l’enfance et l’adolescence lorsque certains besoins affectifs fondamentaux n’ont pas été suffisamment satisfaits, puis de les transformer sur plusieurs plans.

Lorsque les besoins des enfants sont négligés, frustrés, ou au contraire déformés (par exemple par des exigences irréalistes, des critiques constantes, de la violence ou de l’imprévisibilité), l’enfant développe des schémas précoces inadaptés de plus en plus rigides pour donner du sens à ce qu’il vit et pour s’y adapter.

Les schémas précoces inadaptés sont des thèmes ou des croyances profondes, durables, qui concernent souvent la valeur de soi, la fiabilité des autres, ou la sécurité du monde.

Quelques exemples de schémas :

  • Abandon/Instabilité : « Les personnes que j’aime finissent toujours par me laisser. »
  • Méfiance/Abus : « Les autres vont me faire du mal ou profiter de moi. »
  • Carence affective : « Personne ne sera vraiment là pour moi émotionnellement. »
  • Imperfection/Honte : « Quelque chose ne va pas chez moi, si on me connaît vraiment on me rejettera. »
  • Exigences élevées/Critique excessive : « Je dois toujours faire mieux, ce que je fais n’est jamais suffisant. » 

Les schémas ne sont pas des défauts de personnalité, mais des stratégies de protection devenues excessives parce qu’elles continuent à répondre au passé plutôt qu’au présent.

Pour cela utilisons l’image de la forteresse : L’enfant a construit des murailles (schémas précoces) très épaisses parce qu’elles étaient nécessaires pour survivre.

Aujourd’hui, ces murailles peuvent empêcher les bonnes choses d’entrer : l’amour, la confiance, la spontanéité, l’intimité.

La thérapie ne détruit pas les murailles de la forteresse. Elle aide le gardien à reconnaître quand il peut ouvrir le pont-levis, quand il est utile de garder les portes fermées, et surtout à comprendre que le monde n’est plus celui dans lequel la forteresse a été construite.